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 La Traviata (1853)

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singantox

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MessageSujet: La Traviata (1853)   Jeu 21 Déc - 0:28

En mars je vais voir la Traviata à Rome avec la Gheorghiu...j'ai déjà vu un dvd où elle a chanté la reprise de "La dame aux Camélias" et elle etait superbe..mais selon vous dans la réalité va etre la meme chose?
J'espère bien ça vaut le coup car ici en Italie un billet est minimum quarante euros!! Question
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calbo
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MessageSujet: Re: La Traviata (1853)   Jeu 21 Déc - 0:38

singantox a écrit:
En mars je vais voir la Traviata à Rome avec la Gheorghiu...j'ai déjà vu un dvd où elle a chanté la reprise de "La dame aux Camélias" et elle etait superbe..mais selon vous dans la réalité va etre la meme chose?
J'espère bien ça vaut le coup car ici en Italie un billet est minimum quarante euros!! Question

Je ne suis guère objective car sa Violetta m'avait laissé indifférente. Ceci dit, la soirée en question remonte à une dizaine d'années et en plus j'étais malade. Ceci dit elle peut avoir évolué dans le bon sens.

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Dernière édition par le Sam 12 Mai - 22:32, édité 1 fois
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singantox

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MessageSujet: Re: La Traviata (1853)   Jeu 21 Déc - 0:49

calbo a écrit:
singantox a écrit:
En mars je vais voir la Traviata à Rome avec la Gheorghiu...j'ai déjà vu un dvd où elle a chanté la reprise de "La dame aux Camélias" et elle etait superbe..mais selon vous dans la réalité va etre la meme chose?
J'espère bien ça vaut le coup car ici en Italie un billet est minimum quarante euros!! Question

Je ne suis guère objective car sa Violetta m'avait laissé indifférente. Ceci dit, la soirée en suestion remonte à une dizaine d'années et en plus j'étais malade. Ceci dit elle peut avoir évolué dans le bon sens.

J'espère...Je ne sais pas...quand meme mon maitre est une personne sur la quelle je confie au 100 pur 100...S'il me veut y porter peut etre il y a une raison...ou peut etre non! Mais je pense qu'il faut aussi apprendre à comprendre les voix, meme si non superbe...Je crois que ce sera instructif..! (meme si peut etre je ne vais pas aimes... Crying or Very sad )
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calbo
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MessageSujet: Re: La Traviata (1853)   Jeu 21 Déc - 0:59

Tu as raison de faire confiance à ton professeur. Je pense aussi qu'il faut tout entendre pour se faire une opinion personnelle et pour apprendre la technique.

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Snoopy

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MessageSujet: Re: La Traviata (1853)   Jeu 21 Déc - 1:46

Tu peux y aller les yeux fermés et les oreilles grandes ouvertes:la Gheorghiu est excellente. Une des plus belles voix de ce siècle.

Je vous conseille son enregistrement de Carmen dans lequel elle excelle, le petit accent en plus rajoutant un charme fou. A écouter sans modération.

Son Site officiel
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Leporello
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MessageSujet: Re: La Traviata (1853)   Sam 30 Déc - 23:51

affraid CA Y EST CA REMARCHE!!!!! Je peux poster à nouveau!!!! Youpi, yop lala!!!

Bon en parlant de Traviata. Je vis donc celle de la Monnaie il y a 15 jours, mais notre grand José van Dam souffrant était remplacé par un de ses collègues Tannis Christoyannis à la belle voix de baryton Verdi. Superbe production, mais où doit-on poster exactement pour faire des compte-rendu de pesstacles??? Ici? Ailleurs? dans les news??
Allez aidez-moi chère Calbo....Quand je saurai je détaillerai cette prod si ça vous intéresse. J'ai vu aussi Gisèle mardi à Garnier sublime!!!
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calbo
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MessageSujet: Re: La Traviata (1853)   Sam 30 Déc - 23:57

Re bienvenue parmis nous leporello. Very Happy Tu peux mettre tes compte rendus ici :

http://artistes-classiques.forumculture.net/viewtopic.forum?t=48

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MessageSujet: Re: La Traviata (1853)   Mer 21 Fév - 22:58

Roberto Alagna et son épouse annoncent qu'ils ne chanteront pas La Traviata prévue à l'opéra de Rome en Avril prochain.

http://robertoalagna.artistes.universalmusic.fr/

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MessageSujet: Re: La Traviata (1853)   Dim 25 Fév - 17:30

Effectivement Alagna ne chantera pas Traviata suite à un désaccord important avec Zeffirelli qui ne voulait pas de lui à la première.Quand à Gheorghiu elle chantera les 20 et 24 Avril

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MessageSujet: Re: La Traviata (1853)   Mar 27 Fév - 12:34

C'est donc Alagna(née) prochaine Laughing
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MessageSujet: Re: La Traviata (1853)   Mar 11 Mar - 12:51

Les CDs









Les enregistrements CDs sont innombrables pour cette oeuvre, alors si vous voulez en voir d'autres c'est ici

http://www.amazon.fr/s/ref=nb_ss_w?__mk_fr_FR=%C5M%C5Z%D5%D1&url=search-alias%3Dclassical&field-keywords=La+traviata

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MessageSujet: Re: La Traviata (1853)   Mar 11 Mar - 12:54

Les DVDs








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MessageSujet: Re: La Traviata (1853)   Jeu 5 Fév - 11:52

LA TRAVIATA

Opéra en trois actes.
Livret de Francesco Maria Piave d'après 'La Dame aux Camélias' d'Alexandre Dumas fils.
Composition : 1853, révisé en 1854
Création:
Venise, Teatro La Fenice, le 6 mars 1853 (1ère version)
Venise, Teatro San Benedetto, 6 mai 1854 (2ème version)

"La traviata" (« dévoyée » en français) est une oeuvre majeure du répertoire, elle est associée, dans la chronologie verdienne, à Rigoletto (1851) et au trovatore (la version initiale et italienne du Trouvère français) (1853) sous l'appellation de « trilogie populaire ».

Victime d'une distribution défaillante, "La traviata" s'est heurtée, lors de sa création le 6 mars 1853 au Teatro La Fenice de Venise, à l'incompréhension du public face à un drame romantique, une étude de mœurs au caractère intimiste, privé de la conventionnelle distanciation héroïque et souligné par un réalisme musical inaccoutumé.
Réhabilitée dès les représentations suivantes elle est devenue, magnifiée par les interprètes du rôle principal à la voix de soprano coloratura grand lyrique et au jeu dramatique de tragédienne, symbolisé par l'interprétation de Maria Callas, l'une des œuvres les plus jouées dans les maisons d'opéra du monde entier.

Personnages

Violetta Valéry, soprano ; Flora Bervoix, mezzo-soprano ; Annina, mezzo-soprano ; Alfredo Germont, ténor ; Giorgio Germont, son père, baryton ; Gastone, Vicomte de Letorières, ténor ; Baron Douphol, baryton ; Marquis d'Obigny, basse ; docteur Grenvil, basse ; Giuseppe, serviteur de Violetta, ténor ; un domestique de Flora, basse ; un commissionnaire, basse.
Amis de Violetta et Flora, matadors, picadors, tsiganes, masques et serviteurs, choeurs.

Intrigue

L’action se déroule à Paris et dans ses environs autour de 1850 (en août pour le premier acte, janvier pour le second et février pour le troisième).
Alfredo Germont, jeune homme de bonne famille, tombe éperdument amoureux d’une courtisane, Violetta, lors d’un dîner chez des amis communs. Par amour, Violetta délaisse totalement ses nombreux amants pour vivre une folle passion avec Alfredo, mais c’est sans compter sur le père moralisateur d’Alfredo, qui la persuade au nom de la conception bourgeoise de la moralité d'abandonner son fils. Violetta écrit alors une lettre de rupture à Alfredo sans expliquer les réelles raisons de leur séparation, rendant Alfredo fou furieux. La maladie dont elle était atteinte réapparaît, et c'est seule en compagnie de sa fidèle camériste que Violetta se meurt. Par une lettre de son père, Alfredo apprend qu’elle n’a jamais cessé de l’aimer et que le responsable de leur séparation n’est autre que son père. Furieux et repentant, il accourt auprès de Violetta, mais trop tard : rongée par la phtisie, Violetta meurt dans ses bras.

Acte I
L'ouverture instaure le climat tragique et inexorable de la pièce. Le rideau se lève sur une chambre d'un hôtel parisien. Pour oublier sa maladie, Violetta Valery, une demi-mondaine, donne une fête. Tous ses amis sont réunis autour d'elle, y compris son amant en titre, le baron Douphol. Au cours de cette fête, Gaston lui présente un de ses amis, Alfredo Germont. Après que tous les invités, guidés par Alfredo, ont porté un toast (le fameux « Libiamo ne' lieti calici »), celui-ci déclare sa flamme à Violetta, qui lors d'un duo entre les deux protagonistes (le « un di, felice, eterea ») se laisse prendre au jeu de l'amour après y avoir renoncé…

Acte II
Tous deux vont s'installer à la campagne et partagent un bonheur parfait lorsque Alfredo apprend par Annina, la femme de chambre, que Violetta dilapide ses propres biens pour l'entretien du ménage. Il part alors à Paris honorer les dettes de Violetta.
Restée seule, Violetta reçoit la visite du père d'Alfredo, Giorgio Germont. Celui-ci lui reproche cette union qui déshonore sa famille. Il l'accuse de dilapider les biens d'Alfredo, elle lui tend une lettre lui prouvant le contraire. Il évoque alors sa fille, fiancée à un homme dont la famille refuse de consentir au mariage tant qu'Alfredo vivra avec Violetta. Il joue ainsi sur la corde sensible de Violetta, ajoutant que sa liaison avec Alfredo n'aura qu'un temps puisqu'elle ne pourra être bénie par le mariage. Il lui demande donc de renoncer à cette liaison. Cédant à ses supplications, Violetta écrit une lettre de rupture à Alfredo et part à la fête de Flora, son amie, à Paris.
Lors d'une réception donnée par Flora, Alfredo arrive seul ; Violetta, quant à elle, arrive au bras du Baron Douphol. Après une partie de jeu où il gagne, Alfredo appelle les invités et déclare qu'il veut, devant témoin, rembourser à Violetta l'argent qu'elle a dépensé pour lui. Il jette ses gains de jeu aux pieds de Violetta ; les invités sont scandalisés par son attitude, tout comme son père qui vient d'arriver et le lui fait savoir devant toute l'assistance.

Acte III
Violetta est gravement malade, et ses jours sont comptés... Elle est dans son appartement parisien, soignée par Aninna. Elle lit et relit la Lettre de Giorgio Germont, espoir de l'amour retrouvé. Germont avoue dans cette lettre qu'il a raconté toute la vérité à Alfredo et que ce dernier va venir la voir. Sept scènes où l'on assiste à l'agonie de Violetta. Visite du docteur Granville (scène II), le Carnaval dans les rues de Paris (scène III), la lettre de Giorgio et d'Alfredo, seule lueur d'espoir (scène IV), l'annonce de la venue d'Alfredo (scène V), l'amour retrouvé ( scène VI), puis Violetta annonce elle même la fin à Alfredo : « Si tu ne m'as pas sauvée par ton retour, nul au monde n'en aura le pouvoir ». Et elle meurt.

sources : wikipedia et lamediatheque.be
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MessageSujet: Re: La Traviata (1853)   Jeu 5 Fév - 11:53



C'est sans doute l'un de mes prochains achats, les différents extraits que j'ai pu en voir m'ont vraiment séduites !
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calbo
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MessageSujet: Re: La Traviata (1853)   Jeu 5 Fév - 12:38

En ce qui me concerne c'est la mise en scène qui me pose un problème (oui je sais encore Suspect ); quant à Villazon il entamait son déclin et la belle Anna peut s'améliorer en Violetta.

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MessageSujet: Re: La Traviata (1853)   Jeu 5 Fév - 13:02

Les goûts et les couleurs ... Wink
Pour moi, c'est vraiment une merveilleuse mise en scène et des comédiens fabuleux, dotés de belles voix, ce qui ne gâche rien !
Quelle épuration face à la "poussière" de Zeffirelli mais je concède à quiconque le droit de préférer Stratas/Domingo et Zeffirelli ou d'autres d'ailleurs ... Very Happy
Maintenant, c'est clair que j'ai toujours préféré les mises en scène épurées, laissant aux chanteurs/acteurs toute la place possible au jeu des sentiments et franchement, je trouve qu'ici c'est vraiment réussi ... alors qu'importe si Villazon est en bout de course, que Netrebko a un physique (il ne faut pas oublier que le public vénitien a d'abord rejeté l'oeuvre parce que la très volumineuse prima donna était très peu crédible en phtisique) ou encore qu'Hampson ne soit pas verdien (ça, il faudra quand même qu'on m'explique ... que ce ne soit pas un rôle pour Van Dam, j'admets mais pour Hampson Suspect ). Qu'importe ... puisque tout le drame se joue avec quelques accessoires (ah, cette robe si symbolique de "traviata" et cette horloge qui avance inexorablement) et la grande implication de chaque participant !
J'aime ... vous aurez compris (je ne suis pas toujours très réaliste en opéra, j'ai des coups de coeur et je peux être très enthousiaste - excusez-moi ! Wink )
Il est vrai que je n'en n'ai vu que des extraits (mais nombreux quand même) - je vous en dirai plus quand je l'aurai regardé dans son entièreté !
Tu choisirais quelle version, Calbo ?
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calbo
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MessageSujet: Re: La Traviata (1853)   Jeu 5 Fév - 14:22

Franchement je n'en sais rien. C'est un opéra que je connais par coeur (pour l'avoir chanté il y a une vingtaine d'années) avec une très belle Violetta (Malheureusement, Martine Masquelin a fini par détruire le merveuilleux matériaux qu'elle avait) et maintenant j'ai tendance à me montrer assez, voire très, éxigeante.

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MessageSujet: Re: La Traviata (1853)   Ven 20 Mar - 19:44



La Traviata - G Verdi

Violetta, Anna Netrebko - Alfredo, Rolando Villazon - Giorgio Germont, Thomas Hampson

Scénographie : Willy Decker
Direction musicale Carlo Rizzi - Philarmonique de Liège

chez DG

J’ai donc acheté ce DVD dont je rêvais depuis un bout de temps, après en avoir vu quelques extraits.
A la première lecture, j’étais un peu déçue par les voix : Anna Netrebko n’a pas une grande palette de couleurs dans sa voix et on peut reprocher à Rolando Villazon quelques débordements vocaux. Mais voilà, fatiguée, j’en étais restée au premier acte … je viens de visionner l’ensemble et je dois dire que je suis restée scotchée de bout en bout à cette époustouflante version !!!
Si on décrit la mise en scène, on va vite inspirer à quelques un, une certaine méfiance en raison de sa modernité … pourtant, cette mise en scène n’a rien de moderne selon moi ! Elle est épurée, nettoyée de tout faux semblants mais elle respecte parfaitement l’œuvre, centrant l’essentiel sur les personnages et non sur les décors ou les costumes réduits au rang d’accessoires seulement utiles à souligner l’action.
Un énorme coup de chapeau à Anna Netrebko dont le personnage évolue de scène en scène, d’acte en acte, de la joyeuse cabotine du début à la pauvre fille mourante de la fin ; son dernier acte est incroyable et m’a réconciliée avec cette partie que je trouve parfois bien fade après le merveilleux final du second acte. Ici on est suspendu à son souffle et retourné par sa poignante interprétation. Rolando Villazon ne démérite pas non plus, interprétant un Alfredo fragile, égaré, presque enfantin parfois ; son air de début du deuxième acte est lumineux. Emouvant père de Thomas Hampson à la fois tourmenté, humain ou hautain … ses reproches à son fils quant à son attitude au deuxième acte claquent comme autant de soufflets à l’adresse de celui qu’il a cru capable de prendre ses responsabilités !
L’ensemble est rythmé par une énorme horloge qui semble dire, dès le début : tout est écrit, le temps s’écoule inexorablement et les miracles ne sont pas de ce monde. Soulignant ce poids de la destinée, la présence quasi silencieuse mais constante du docteur Grenvil, interprété par Luigi Roni avec beaucoup de distinction et de caractère.
Il faut aussi souligner une superbe réalisation de Brian Large offrant des plans d’une intensité incroyable, cadrant juste ce qu’il faut du drame en train de se nouer.
Bref , une Traviata filmée de référence à mon avis … quand théâtre et art lyrique fusionnent en parfaite harmonie !!!
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calbo
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MessageSujet: Re: La Traviata (1853)   Ven 20 Mar - 20:18

Quand je l'avais vu c'est plus les costumes et l'absence de décors qui m'ont posé un vrai problème. la scénographie, après refléxion me parait bien mais serait vraiment excellente avec des décors, des lumières et des costumes plus cohérents. Ceci dit ce n'est qu'un avis personnel.
Vocalement Je n'ai guère été convaincue par Netrebko, mais elle était encore très jeune et Villazon était certes correct mais capable de beaucoup mieux.

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MessageSujet: Re: La Traviata (1853)   Sam 9 Jan - 14:22

Après Le Roi d'Ys, l'ORW propose un deuxième DVD d'un spectacle tourné en direct : La Traviata de Verdi.

C'était un bon spectacle avec une merveilleuse 'Traviata' interprétée par Cinzia Forte - la qualité d'image et de son semble très bonne :

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MessageSujet: Re: La Traviata (1853)   

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