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 critiques de concerts (lives uniquement)

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MessageSujet: Re: critiques de concerts (lives uniquement)   Dim 15 Nov - 20:23

Don Pasquale - Donizetti - version concertante, samedi 7 novembre, Liège

Une merveilleuse soirée faite de plaisir et de bonheur avec Donizetti bien sûr mais surtout grâce à tous ces merveilleux interprètes !

A commencer par le maestro Muti ... un magicien ! Son entrée sur scène est déjà étonnante : c'est quelqu'un d'assez frêle, il entre presque anonymement, sans bruit, se place au pupitre et hop, c'est parti, sans pause, sans un regard à l'orchestre. On a vraiment l'impression qu'ils sont en symbiose ; sa direction alternant en une gestuelle discrète et des moments d'immobilisme ... impressionnant. Il en va de même avec les chanteurs ; à tel point qu'à certains moments, il devient un personnage à part entière de l'action !

Côté interprètes, la qualité était aussi au rendez-vous avec le jeune et désopilant Don Pasquale de Nicola Alaimo, doté d'une très belle voix mais aussi d'un grand charisme, transformant une version concertante en jeu scénique savoureux.
Ce qui est étonnant – et c’est vrai pour tous les interprètes – c’est qu’avec un espace plus que réduit, ils sont arrivés à nous faire comprendre l’essentiel de l’action pourtant assez alambiquée ! Tous les espaces ont été utilisés, les chaises servant d’accessoires et de décors, le maestro devenant confident, un simple châle suggérant les sentiments de la truculente Norina …
Juan Francisco Gatell (Ernesto), Mario Cassi (Dottor Malatesta) et Laura Giordano (Norina) – une très jeune distribution – ont contribué également au succès de cette soirée. J’avoue avoir un grand faible pour la belle voix de ténor de JF Gatell, que nous avions découvert la saison dernière dans le Barbier. Son ‘Come gentile’ était fabuleux !!! Autre beau moment, le duo Malesta-Don Pasquale ; d’ailleurs salué par des applaudissements enthousiastes d’un public totalement conquis et qui a rappelé de nombreuses fois tous les artistes en fin de représentation.
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MessageSujet: Re: critiques de concerts (lives uniquement)   Sam 21 Nov - 17:02

Falstaff - Verdi - ORW Liège, 20 novembre



J'avais déjà vu cet opéra, une fois sur scène ... je me suis rappelée hier combien je l'avais trouvé différent des autres compositions de Verdi. Je ne sais ce que des spécialistes en penseraient mais nous avons eu, ma sœur et moi, la même réflexion : on y est plus proche de Puccini que de 'Traviata' ou 'Nabucco' !
Je dois avouer que je ne suis pas vraiment fan de cette œuvre, aussi étonnante dans sa conception - c'est une énorme farce grinçante - que dans sa réalisation musicale et lyrique - la ligne musicale se fige à certains moments et on dirait presque du contemporain.
Et pourtant ....... hier, j'ai vraiment passé une très bonne soirée !!!
Car, quand l'interprète du rôle titre est aussi bon comédien que chanteur, que le metteur en scène sait où et comment mener sa troupe et que l'ensemble est harmonieux, le tout devient très agréable.
C'était hier, la première au théâtre provisoire (le Royal est en travaux pour ... 3 ans Shocked ), c'est-à-dire l'ancien chapiteau ayant servi à la Fenice de Venise pendant les travaux de reconstruction après l'incendie. Alors, il y a bien des inconvénients évidemment mais dans l'ensemble ce n'est pas trop mal quand même.
Difficile cependant pour l'orchestre, au même niveau que les spectateurs du parterre, de ne pas couvrir les voix ... mais le chef P Arrivabeni a bien négocié ce changement et nous a offert une très belle interprétation de cette musique alternant les passages 'forte' aux moments émouvants d'intimité.
Le héros de la soirée est le savoureux ‘Falstaff’ de Ruggerio Raimondi ! Nous avons déjà eu plusieurs fois l’occasion d’apprécier son grand talent de comédien ; hier, la voix était également au rendez-vous, nullement couverte par l’orchestre et d’une couleur remarquable. A 68 ans, il reste un ‘Falstaff’ de référence ! Le reste du plateau était équilibré avec de beaux moments, d’autres un peu moins – j’ai particulièrement aimé le ‘Ford’ de Luca Salsi ainsi que la ‘Nannetta’ de Sabina Puertolas.
Autre révélation de la soirée – comme le souligne Nicolas Blanmont dans le journal belge ‘La libre Belgique’ – l’Italien Stefano Poda ayant signé ici tous les aspects de la scénographie. Il me semble qu’il faut d’abord souligné sa grande maîtrise de la mise en scène : j’ai rarement vu l’ensemble des interprètes, des chœurs aux solistes, savoir aussi exactement ce qu’ils devaient exprimer par leur corps et leurs mouvements ! Ensuite, le décor unique et très épuré ainsi que les fabuleux costumes en nuances crèmes, noir et blancs formaient un ensemble plus qu’agréable aux yeux ; le tout était accompagné par des lumières judicieusement adaptée à chaque action particulière. Poda, jeune metteur en scène peu connu chez nous, a présenté un spectacle particulier mais très en phase avec l’action et très attachant !
Seul point noir de cette soirée : l’accueil chahuté du metteur en scène ! Je trouve cela … inqualifiable !!! On peut bien sûr ne pas aimer le parti pris de maître d’œuvre mais c’est franchement manquer totalement d’éducation que de se comporter ainsi. Il y a presque 30 ans que j’ai un abonnement à Liège et je n’avais jamais entendu cela … des applaudissements polis oui, mais pas un tel brouhaha, seulement digne d’un match de boxe et encore ! J’espère bien que cette « mode » qui semble gagner toutes les maisons d’opéra européennes ne va pas gagner la nôtre …
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MessageSujet: Re: critiques de concerts (lives uniquement)   Sam 21 Nov - 17:36

Malheureusement les huées sont devenues monnaie courante et j'ai bien peur que tant que la mode de la modernisation à tout crin ne sera pas passée cela continue. No

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MessageSujet: Re: critiques de concerts (lives uniquement)   Sam 21 Nov - 18:00

calbo a écrit:
Malheureusement les huées sont devenues monnaie courante et j'ai bien peur que tant que la mode de la modernisation à tout crin ne sera pas passée cela continue. No

C'est bien dommage ... et je suis d'accord avec toi quant au modernisme au détriment de l'oeuvre mais ici ce n'était pas du tout le cas et c'est un opéra intemporel qui se prête bien à une révision comme celle-là.

Il est des scénographies 'mains sur le coeur, pied en avant, décor en papier carton et fleurs en plastique' qui sont bien pires !!! Laughing

J'exagère un peu, je suis d'accord mais quand je vois la 'Mireille' de rentrée par Nicolas Joël, on n'en n'est quand même pas loin ... et puis, là n'est pas la question ! Encore une fois, on a le droit d'aimer ou pas, mais il faut respecter le travail des artistes et huer est d'un grossier inadmissible !!!
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MessageSujet: Re: critiques de concerts (lives uniquement)   Ven 27 Nov - 14:20

Céphale et Procris de Grétry - Philarmonique de Liège - novembre 2009

Pour notre plus grand bonheur, nous avons assisté dimanche dernier à une représentation de cet opéra, à la salle du Philarmonique de Liège.

Guy Van Waas dirigeait l'orchestre des 'Agréémens' et le Choeur de Chambre de Namur.
Pierre-Yves Purbot était Céphale ; Katia Vellétaz, Procris ; Bénédicte Tauran, Aurore ; Isabelle Cals, Palès et La Jalousie ; Aurélie Franck, Flore et la namuroise Caroline Weynants, l'Amour.

Guy Van Waas ainsi que l'orchestre et les choeurs n'ont pas failli dans leur grande réputation dans ce répertoire ; les interprètes étaient également tous d'un très bon niveau. Bref, un très bon moment d'opéra !!!

La veille, la même production, avait interprété l'opéra à Versailles dans le cadre des 'Grandes Jounées Grétry' ; la retransmission était donnée en direct sur Arte. La video n'est malheureusement plus accessible sur le site de la chaîne mais on peut entendre
ceci - très intéressant aussi !
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MessageSujet: Re: critiques de concerts (lives uniquement)   Mar 26 Jan - 20:42

Hier j'ai assisté à la première de Sonnambula avec deux amies néophytes; nous avions des places à dix euros et donc sans sous-titres mais en fin de compte ce n'était pas un problème.
Le metteur en scène transpose l'action au tout début du XXe siècle mais cela n'a rien de choquant et ca passe même plutôt bien. Ce qui m'a un peu dérangée c'est que la première crise d'Amina se passe dans la salle de l'auberge et non dans une chambre, mais bon; je passe aussi sur des détails mineurs qui n'en sont sans doute pas pour ceux qu étaient mieux placés que moi.
Vocalement Dessay, malade (j'ai entendu parler d'une laringhyte), a affronté le rôle avec courage malgré une voix bien abîmée et sans doute sonorisée car elle passait beaucoup trop bien, je sais bien que le public entend partout mais c'était presque trop surnaturel. Le ténor méxicain Javier Camarena qui faisait hier soir sa prise de rôle était pas mal du tout en Elvino. Michele Pertusi qui incarnait Rodolfo a dominé de la tête et des épaules (très beau "Vi ravviso luoghi ameni" malgré le silence de la salle à la fin de son aria). De très beaux artistes pour les rôles secondaires qui se sont fait de petites frayeurs, Alessio surtout, en glissant sur une bougie oubliée sur scène un peu plus tot dans la soirée. Bougie qui a d'ailleurs joué le même mauvais tour au pauvre notaire au moment des saluts. Les choeurs ont fait des progrès sous la direction de Patrick Marie Aubert quant à Evelino j'ai trouvé sa direction très inégale; il a même couvert ses chanteurs à plusieurs reprises dans le courant de la soirée.
Globalement ce fut une bonne soirée et mes deux néophytes on beaucoup apprécié la représentation.

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MessageSujet: Re: critiques de concerts (lives uniquement)   Sam 6 Fév - 14:40

I Capuleti e i Montecchi
TRAGEDIA LIRICA EN DEUX ACTES. Musique de Vincenzo BELLINI.
Livret de Felice ROMANI.
Créé au Teatro La Fenice, Venise, le 11 mars 1830. Éditions Ricordi


L'histoire est celle de Roméo et Juliette, tirée de l'oeuvre de Shakespeare, qui a connu bien des versions musicales depuis la Renaissance. Bellini et son librettiste Romani ne s'inspirent pourtant qu'indirectement du grand dramaturge anglais, se basant plutôt sur des textes italiens du 15ème siècle. Le résultat peut être cependant considéré comme un des chefsd'oeuvre du Maître sicilien, mort prématurément à l'âge de trente-quatre ans.

La mélodie atteint ici la perfection, offrant des pages de musique sublime, inégalées dans toute l'histoire du chant. L'orchestration est simple et sert d'écrin pour les voix.

Liège accueille deux stars du bel canto pour cet opéra: Patrizia Ciofi, Giulietta, et Laura Polverelli, Roméo. Après sa magnifique interprétation de Maria Stuarda sur notre scène, Patrizia Ciofi a enchaîné avec le rôle de Giulietta à l'Opéra Bastille. Elle était ensuite à La Scala pour Il Viaggio a Reims et fut la Traviata aux Chorégies d'Orange cet été 2009 ainsi qu'à La Fenice en septembre. Son actualité est d'une incroyable densité...À ses côtés, nous accueillerons pour la première fois Laura Polverelli. Ce couple d'interprètes exceptionnels portera très certainement au sommet cette musique d'une beauté essentielle.


Pour diriger cette oeuvre d'une grande finesse, on fait confiance à la direction délicate et souple de Luciano Acocella. Nous découvrirons également pour la première fois le travail de Cristina Muti, fondatrice et âme du prestigieux Festival de Ravenne. Parallèlement à cette importante fonction, l'artiste mène actuellement une très belle carrière de metteur en scène.


J'ai passé hier une magnifique soirée. Vraiment la musique de Bellini me ravit et cet opéra est magnifique.
Tout n'était pas parfait dans la représentation d'hier mais l'ensemble m'a plu avec ses défauts (chanteurs masculins assez quelconques, mise en scène minimaliste, chef d'orchestre avec de beaux moments mais parfois pas assez de finesse dans l'orchestration...) mais les deux interpretes principales de très bon accabit.
Sabina Willeit remplaçait Laura Polverelli, malade, au pied levé et bien pour une remplacante, elle fut plus que convaincante. Elle a très bien su faire passer toute la dramaturgie du rôle de Roméo (a tel point que très vite il ne faisait aucun doute quel était un homme..)cet être tourmenté entre son clan et l'amour de Juliette. Il y a des défauts dans le chant et dans la voix mais moi elle m'a convaincu par sa sincérité sur le plateau pour me tirer les larmes à la fin de l'opéra (eh oui chaque fois la même fin tragique).
Quant à Patrizia Ciofi elle est une Juliette tout en finesse, grâce et légerté. Son air dans le premier acte où elle parle de son amour pour Roméo fut un grand moment de toute beauté, tout en retenue et en légerté, elle semblait répondre à la harpe avec la même clarté que celle-ci et dans le deuxième acte la demande de pardon à son père fut elle aussi très très belle et très convaincante.
Autant vous dire que le final du premier acte avec ses deux interprètes fut un grand moment.
Ah j'en redemande des moments comme celui-là...

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MessageSujet: Re: critiques de concerts (lives uniquement)   Sam 6 Fév - 15:38

Je suis contente que toi et Evelyne ayez passé une bonne soirée. J'aivais beaucoup aimé la Giulietta de Ciofi à l'Opéra de Paris la saison passée; par contre je ne connais pas du tout son Roméo, mais apparemment elle est excellente et tant mieux

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MessageSujet: Re: critiques de concerts (lives uniquement)   Lun 1 Mar - 18:52

Le Tarmac, Chateauroux, Samedi 27 Février 2010

Dans le cadre des célébrations du bicentenaire de Frédéric Chopin, né le 1er Mars 1810, Le Tarmac de Chateauroux associé pour l'occasion à la salle Pleyel a organisé un week end entier de musique avec neuf concerts en deux jours. Etant donné la proximité de Nohant, demeure de George Sand (de son vrai nom Aurore Dupin) six d'entres eux se sont déroulés à Chateauroux le samedi, les trois derniers se passant à Paris. Ce sont les ateliers Pleyel qui ont fourni les pianos servant aux concerts.
Au cours du premier concert auquel j'ai assisté j'ai eu de très belles surprises avec deux jeunes pianiste : Akiko Suzuki âgée de 13 ans (ne pas confondre avec la patineuse japonaise qui a deux ans de plus que la jeune fille) et Théo Fouchenneret âgé de 15 ans ont fait des merveilles avec le piano faisant littéralement voler leurs doigts sur le clavier. Autre révélation c'est Frédéric Waysse Knitter qui a joué avec un plaisir manifeste et a dû revenir saluer le public qui l'ovationnait. C'est Jean Claude Pennetier qui parrainnait les cinq pianistes du premier concert auquel j'ai assisté et il a lui aussi fait sensation tout comme Mara Dobresco. Le maillon faible c'est Sarah Lavaud qui semblait dépassée par les évènements.
Au second concert par contre quatre des six pianistes se sont révélés très décevants je ne m'étendrai donc pas sur eux il s'agit de Tristan Pfaff, Karolos Zouganelis, Guillem Aubry et Yun-Ho Chen. En revanche Dominique Merlet, le parrain de ce concert, et Etsuko Hirose se sont juste carrément éclatés et ont fait mumuse avec le piano avec un plaisir manifeste. Quel bonheur de voir ces deux pianistes jouer avec autant d'amusement.

programme : Quatre mazurkas, op. 17 B.77; Trois nocturnes op. 15 B.55, 79; Mazurka en ré majeur KK IV b/2 (2e version de KK IV a/7) B.71; Mazurka en ut majeur KK IV b/3 B.82; Quatre Mazurkas op.24 B.89; Ballade N°1 en sol mineur op 23 B.66; Variations Brillantes en si bémol majeur op.12 B.80; Allegro de concert en la majeur op.46 B.72; Mazurka en si bémol majeur KKII b/1 B.73; Valse en sol bémol majeur op. 70 N° 1 B.92; Cantabile en si bémol majeur B.84; Boléro en la mineur op.19 B.81; Fantaisie-Impromptu en ut dièse mineur op.66 B.87; Deux Nocturnes op. 27 B.91 et 96; Douze Etudes op.25 B.78, 83, 97, 98, 99, 104; Prélude "presto con legerezza" en la bémol majeur;Quatre Mazurkas op.30 B.105; Deux polonaises op.26 B.90, largo en mi bémol majeur B.109; Valse en la bémol majeur op. 69 N°1 B.95; Variation sur un air de Bellini en mi majeur "hexameron" B.113; Mazurka en la bémol majeur KK IV b/4 B.85; Mazurka en ut majeur op.67 N°3 B.93; Mazurka en sol majeur op. 67 N°1 B.93

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MessageSujet: Re: critiques de concerts (lives uniquement)   Sam 20 Mar - 12:35

Une belle soirée hier à l'opéra royal de Liège. Un très beau Rigoletto, un plateau avec certes des faiblesses mais dans son ensemble d'une bonne facture. Un Mark Rucker méconaissable, lui que l'on avait vu précédement dans Samson d'une rigidité et d'un timbre bien pâle était métaphormosé a tel point que Bel Canto et moi, on se demandait si on avait devant nous le même chanteur. Cinzia Forte dans le rôle de Gilda m'a moins convaincue que dans sa Traviata de l'an passé mais très juste néanmoins.Aturo Chacon-Cruz dans le rôle du duc de Mantoue eut de débuts difficiles mais a réussi son troisième acte et sa Dona mobile. Un plateau d'une belle homogéneité, il y a quelques années je pense que j'aurais été encore plus enthousiaste mais en vieillissant je deviens peut-être plus difficile...
Par contre, je suis très,très enthousiaste sur la mise en scène de Philippe Sireuil enfin une actualisation d'un opéra qui ne gâche en rien l'oeuvre. Encore parler d'actualisation n'est pas très juste, on devrait dire plutôt intemporel et simplifié plus d'ors, plus de falbalas, de bijoux... des décors et des éléménts minimalistes mais qui s'animent avec justesse. Difficile à expliquer mais un luminaire qui se balance de plus en plus fort lors de l'orage du troisième acte prend soudain une importance étonnante. Pour ma part je retiendrai un petit détail: tout le deuxième acte le "chapeau" de Rigoletto est posé contre le mur gris avec juste un spot qui l'illumine. Avec peu de mouvements de foule (que je déteste personnellement) simplement avec des fenètres qui s'ouvrent dans le fond gris du décors font apparaître les courtisans. En un mot comme en cent une superbe soirée on en redemande des comme cela souvent.


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MessageSujet: Re: critiques de concerts (lives uniquement)   Sam 20 Mar - 12:49

Ton enthousiasme fait plaisir à voir Very Happy .

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MessageSujet: Re: critiques de concerts (lives uniquement)   Lun 23 Aoû - 14:43

C'était une très belle soirée et cette production m'a réconciliée avec Norma que Cedolins et ses camarades avaient contribué à me faire fuir. Blugeon ( directeur artistique) et Lucchesi (directeur musical) ont réuni une distribution excellente menée par Munteanu et Chauvet qui se sont lâchées avec une fougue qui faisait plaisir à voir. Arancam a une fort belle voix mais il était trop timide sur le plan scénique et il se faisait plus ou moins écraser pas ses partenaires. Smilek a sorti un très bel oroveso; Crébassa et Rosner avaient les deux roles les plus courts mais ils n'ont rien à envier à leur collègues. Concernant Lucchesi, il dirigeait d'une main ferme mais il n'a pu empêcher un ou deux couacs et a dû modérer l'enthousiasme de ses musiciens à une ou deux reprises. Jack Gervais a sorti une mise en scène sobre et épurée dans un décor unique loin des décors clinquants de certaines productions.

> Sanxay, théâtre antique
> 12 Août 2010
> Vincenzo Bellini (1801 1835), Norma opéra en deux actes
> Sorina Munteanu, Norma; Géraldine Chauvet, Adalgisa; Tiago Arancam, Pollione; Wojtek Smilek, Oroveso; Marianne Crébassa, Clotilde; Paul Rosner, Flavio; Choeur et orchestre des soirées lyriques; Didier Lucchesi, Direction Musicale
> Jack Gervais, mise en scène et éclairages; Monique Victot, assistante éclairagiste; Joël Viala, costumes

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MessageSujet: Re: critiques de concerts (lives uniquement)   Lun 23 Aoû - 14:44

29 Juillet 2010 concert de Timéa Cipriani église du Freney d'Oisans (Isère)

Concert intéressant de par la variété du programme qui va de la renaissance à la période contemporaine; la voix de Mlle Cipriani est belle mais me parait un peu courte pour une salle plus grande que celle ou nous nous trouvions ce soir là. La seule chose sur laquelle j'ai tiquée ce sont les deux mélodies de Monteverdi dont l'interprétation était plutot laborieuse. Excellente l'interprétation de la prière de Guidi Maria mater gratiae. Sinon qui connait le cornet à bouquin?

Francesco Cavalli (1602 1676) : Cantate domino et exultate, Piangete alme dolenti; Georg Friedrich Haendel (1685 1759) : Eternal source of light; Diego Hortiz (vers 1510 vers 1570) : Reccerda seugunda; André Campra (1660 1744) : rigaudon; anonyme : schiarazula marazula; Giovanni Battista Riccio (fin du XVIe siècle après 1621) : Canzon a una voce per corneto; anonyme : Dona nobis pacem, Per crucem, Adoramus te; Jean Philippe Rameau (1683 1764) : Hippolyte et Aricie (arrangement de L.Noyon); Jacques Offenbach (1891 1880) : Les contes d'Hoffmann (barcarolle); Prosper Guidi (??) : Maria mater gratiae

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MessageSujet: Re: critiques de concerts (lives uniquement)   Dim 28 Nov - 20:17

21 Novembre 2010 : Musique sacrée de Scarlatti concert donné en l'église St Pierre de Monts (Indre et Loire)

Reprenant le programme de son dernier CD consacré à la musique sacrée de Domenico Scarlatti, l'ensemble Jacques Moderne, associé pour l'occasion à la chorale Opus 37, poursuit en la petite église St Pierre de Monts (commune située à une quinzaine de kilomètres de Tours, Indre et Loire) une série de concerts, entamée peu après la sortie du CD, afin de faire connaitre ces pièces au plus grand nombre. Il faut se souvenir que Scarlatti n'est pas seulement le génial compositeur de l'imposante oeuvre claviéristique que tout le monde connait; en effet outre les quatre pièce de musique sacrée, Scarlatti a composé des opéras et des cantates de chambre.

Un concert de très haute volée

Je dois reconnaitre cependant que dirigée par Isabelle Cormerais, la chef de choeur d'Opus 37, la missa quatuor vocum dite "messe de Madrid" devient presque trop sage tant la direction est lisse, plate et monocorde; je ne retrouve pas la musique vivante et "mordante" que j'entendais dans le disque. Dès le Cibavit nos, c'est l'excellent Joël Suhubiette qui prend les opérations en mains et l'église résonne d'un coup d'une sonorité beaucoup plus "joyeuse". Joël Suhubiette, qui connait parfaitement le répertoire baroque et dont le parcours musical est éxemplaire, ne se contente pas de diriger, il vit véritablement la musique, il s'imprègne de l'environnement du compositeur, et fait siens les désidératas de Scarlatti tout en imprimant sa propre marque. Dans la même veine que la pièce précédente, le stabat mater entraine le public hors de l'enceinte de l'église pour le mener au pied de la croix; rien dans cette magistrale interprétation ne saurait manquer et il est difficile de prendre ces musiciens remarquables en défaut. Quant au Te Deum, interprété par l'ensemble Jacques Moderne et la chorale opus 37, il est interprété avec une vitalité étonnante; l'action de grâce est ici rendue avec un esprit festif que Joël Suhubiette rend avec une belle énergie; et le public ne s'y est pas trompé en réservant le meilleurs accueil aux artistes et à leur chef.

Il faut bien reconnaitre que Dimanche dernier j'ai vu un concert magistralement interprété par des musiciens d'un niveau élevé, y compris opus 37 composé uniquement d'amateurs; et la musique de Domenico Scarlatti trouve un défenseur de génie en la personne de Joël Suhubiette qui est un merveilleux musicien ce qui n'enlève rien au mérite d'Isabelle Cormerais qui a su transmettre à ses choristes sa passion pour la musique baroque sans efforts mais qui est quand même un peu en deça de Joël Suhubiette pour la direction et cela se ressent tant dans l'interprétation de la messe de Madrid que dans la reprise du Te Deum.

Domenico Scarlatti n'est pas seulement le compositeur pour clavier que nous connaissons

Bien que Scarlatti n'ait composé que quatre oeuvres de musique sacrée, il n'en a pas moins démontré un véritable talent que son père Alessandro dont il fut l'élève sut développer avec patience. Quel dommage cependant qu'il n'ait pas poussé sa refléxion plus loin en la matière car il aurait sans aucun produit des messes sans aucun doute très abouties; le style de Scarlatti qui oscille entre renaissance et baroque dans ses premiers essais bascule en fin de compte vers la période baroque qu'il portera à son apogée dans son oeuvre claviéristique.

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