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 Edita Gruberova

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calbo
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MessageSujet: Edita Gruberova   Jeu 12 Avr - 13:51

Elle est la fille unique de Gustav Gruber et d'Etela Gruberová. En 1959, elle entre dans un chœur d'enfants où elle fera la connaissance de la jeune Gabriela Beňačková. Lorsqu'elle a quinze ans, le docteur Julius Janko, pasteur à l'église protestante de Rača, prend en main son éducation musicale et lui enseigne le piano et le chant. Par la suite, elle entre au conservatoire, où elle suit l'enseignement de Maria Medvecká, qui lui fait aborder les airs de la Reine de la nuit dans La Flûte enchantée de Mozart. Le 18 février 1968, elle fait ses débuts sur scène, dans le rôle de Rosina du Barbier de Séville de Rossini. À l'automne, elle se produit au Théâtre du Capitole de Toulouse à l'occasion d'un concours de chant où elle remporte le troisième prix. Le 14 décembre de la même année, elle fait ses débuts en Violetta dans La Traviata de Verdi au Théâtre de Banská Bystrica, où elle est engagée de manière permanente. Elle y chante par la suite les quatre rôles féminins des Contes d'Hoffmann d'Offenbach et celui d'Eliza Doolittle dans My Fair Lady de Frederick Loewe. Le 7 février 1970, elle interprète la Reine de la nuit à l'Opéra d'État de Vienne. C'est un rôle qu'elle chantera cent quarante-quatre fois, sous la direction des plus grands chefs d'orchestre (Josef Krips, Herbert von Karajan, Wolfgang Sawallisch, etc.) et qu'elle enregistrera en studio à trois reprises (avec Alain Lombard, Bernard Haitink et Nikolaus Harnoncourt). Cela ne lui ouvre cependant pas l'accès à des rôles intéressants à Vienne. On ne l'engage que pour chanter des seconds rôles comme la voix de l'Oiseau de la forêt dans Siegfried de Wagner, une modiste dans Le Chevalier à la rose de Strauss, Tebaldo dans Don Carlo de Verdi, Barbarina dans Les Noces de Figaro de Mozart, Olympia dans Les Contes d'Hoffmann d'Offenbach, et même le rôle parlé d'Ida dans La Chauve-Souris de Johann Strauss fils. Si cette période est difficile à vivre, elle lui permet cependant de ne pas brûler les étapes, de laisser sa voix se développer à un rythme raisonnable et d'être très à l'écoute de ses partenaires. Beaucoup de chanteurs propulsés très tôt au rang de vedette se brisent la voix en abordant avant l'âge de trente ans des rôles difficiles, qu'ils peuvent chanter mais en abîmant leur voix sans s'en rendre compte. En 1973, Gruberová travaille avec Ruthilde Boesch, son nouveau professeur de chant, le rôle de Zerbinetta d'Ariane à Naxos de Strauss pour une prise de rôle à Vienne. Cette année-là, elle chante la Reine de la nuit au Festival de Glyndebourne et en concert au Royal Albert Hall de Londres. Elle interprète ensuite pour la première fois Konstanze dans L'Enlèvement au sérail de Mozart à Graz puis enregistre le rôle de Fiakermilli dans Arabella de Strauss sous la direction de Georg Solti pour une version filmée par Unitel. Herbert von Karajan l'engage pour chanter la Reine de la nuit au Festival de Salzbourg 1974 dans une production de Giorgio Strehler, qui ne sera jamais reprise. En 1975, elle se produit pour la première fois dans un récital de Lieder, à Vienne. La mélodie avec accompagnement au piano est un genre qu'elle continue à cultiver et dans lequel elle excelle. Elle aborde ensuite le rôle-titre de Lucia di Lammermoor de Donizetti à Graz. C'est le 20 novembre 1976 qu'elle obtient le premier grand triomphe de sa carrière. Karl Böhm dirige une nouvelle production d'Ariane à Naxos, dans une mise en scène de Filippo Sanjust. Il a engagé Edita Gruberová après audition, ainsi qu'une pléiade de grands chanteurs comme Gundula Janowitz, Agnes Baltsa, James King, Barry McDaniel, Erich Kunz, Walter Berry, Heinz Zednik, Georg Tichy ou Gerhard Unger. Elle restera peut-être dans l'histoire de la musique comme la plus grande Zerbinetta de tous les temps ; Karl Böhm, qui avait personnellement connu Richard Strauss, a regretté que le compositeur n'ait pas eu la chance de l'entendre.Elle fait ses débuts au Metropolitan Opera de New York en Reine de la nuit, sous la direction de James Conlon, en janvier 1977. Très peu à l'aise en avion et dans les grandes villes modernes, elle n'y donnera qu'un peu plus de vingt représentation durant sa carrière.En 1978, l'Opéra de d'État de Vienne monte pour elle une nouvelle production de Lucia di Lammermoor, œuvre qui n'avait pas été représentée dans la capitale autrichienne depuis la tournée légendaire du Théâtre de la Scala de Milan avec Karajan et Maria Callas en 1954. C'est à nouveau un triomphe. Le bel canto romantique prend une part de plus en plus importante dans la carrière de la chanteuse. De Donizetti, elle abordera également Lucia di Lammermoor, La Fille du régiment, Maria Stuarda, Roberto Devereux, Anna Bolena ; de Bellini, elle chantera I Capuleti ed i Montecchi à Londres, sous la direction de Riccardo Muti, comme en témoigne un disque paru chez EMI, Beatrice di Tenda, I puritani.Sa collaboration avec le chef autrichien Nikolaus Harnoncourt a été très fructueuse. Ils ont particulièrement travaillé ensemble dans le domaine mozartien et ont enregistré ensemble Lucio Silla, La Finta giardiniera, Così fan tutte (pour un film de Jean-Pierre Ponnelle), Don Giovanni, La Flûte enchantée et des airs de concerts rarement interprétés à cause de leur immense difficulté technique.En 2003, elle fête au Bayerische Staatsoper de Munich ses trente-cinq ans de carrière en interprétant Rosina, le rôle de ses débuts. En mai 2004, elle interprète sa deux-centième Lucia, à Berlin. En décembre 2005, c'est Zerbinetta qu'elle interprète pour la deux centième fois, à l'Opéra d'État de Vienne, dans la production qu'elle a créée en 1976. Elle se produit principalement sur les scènes lyriques de Munich, de Barcelone, de Berlin, de Vienne et donne de nombreux concerts. La plupart des chanteurs célèbres de générations plus récentes se produisent beaucoup moins.
Gruberová n'a chanté en France dans des productions lyriques qu'à trois reprises : En juillet 1982 au Festival international d'art lyrique d'Aix-en-Provence, dans La Flûte enchantée. En juillet 1989 à Versailles, dans La Traviata, pour une production – sonorisée – en plein air. En 1999 à Nice, dans La Fille du régiment.
Ses deux seules apparitions à l'Opéra national de Paris datent de 1980 à l'Opéra Garnier et de 1990 à l'Opéra de la Bastille, pour des récitals avec piano. De manière générale, la France ignore le talent d'une chanteuse pourtant exceptionnelle, qui est un modèle de longévité vocale, de technique et d'intensité expressive ; la presse française a tendance à croire que sa voix est trop petite pour défendre des rôles tragiques.
La voix d'Edita Gruberová est extrêmement puissante, en particulier dans le suraigü. Elle maîtrise de nombreuses techniques très difficiles que peu de chanteuses ont réussi à acquérir, comme le trille ou le messa di voce. Assister à une représentation où chante Edita Gruberová est une expérience exceptionnelle dans la vie d'un mélomane car c'est une authentique diva, par la qualité surnaturelle de sa technique et l'impact très fort qu'elle a sur le public. Par exemple, à la fin d'une représentation en version de concert de Beatrice di Tenda à Dortmund en novembre 2004, elle interpole un contre-mi bécarre, non écrit dans la partition, d'une puissance et d'une beauté sonore inouïe, ce qui provoque le délire d'un public habituellement beaucoup plus réservé lors des concerts classiques.

source : wikipédia

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MessageSujet: Edita Grubérova   Jeu 12 Avr - 14:09


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