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 Les contes d'Hoffmann (Offenbach, 1881)

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MessageSujet: Les contes d'Hoffmann (Offenbach, 1881)   Jeu 19 Juin - 0:36

Les Contes d'Hoffmann est un opéra fantastique de Jacques Offenbach. La première eut lieu à l'Opéra-Comique de Paris, le 10 février 1881.

Le livret est de Jules Barbier, d'après sa pièce écrite en 1851 avec Michel Carré. Il est inspiré de trois histoires d'Ernst Theodor Amadeus Hoffmann : Der Sandmann, Rat Krespel et Das verlorene Spiegelbild. Hoffmann est un auteur et compositeur romantique allemand prolifique. Il est lui-même un personnage de l'opéra, comme c'est souvent le cas dans ses histoires.

Cet opéra, maintes fois enregistré, est présenté régulièrement. Une adaptation cinématographique britannique en a été faite en 1951.

Les personnages

Hoffmann, poète - ténor
Olympia, poupée mécanique - soprano
Antonia, jeune fille - soprano
Giulietta, courtisane - mezzo-soprano
Stella, cantatrice - soprano
Lindorf - baryton-basse
Coppélius - baryton-basse
Docteur Miracle - baryton-basse
Capitaine Dapertutto - baryton-basse
Nicklausse / La Muse - mezzo-soprano
Andrès, valet de Stella - ténor-bouffe
Cochenille, valet de Spalanzani - ténor-bouffe
Frantz, valet de Crespel - ténor-bouffe
Pitichinaccio, bouffon de Giulietta - ténor-bouffe
Nathanaël, étudiant - ténor
Hermann, étudiant - baryton
Wilhelm, étudiant - ténor (rôle coupé après la création)
Luther, cabaretier - basse
Spalanzani, inventeur - trial (ténor-bouffe)
Crespel, père d'Antonia - basse
La voix de la tombe (la Mère d'Antonia) - mezzo-soprano
Schlémil, amant de Giulietta - baryton

Structure

L'opéra contient un prologue, trois actes et un épilogue. Offenbach est mort le 5 octobre 1880, un peu plus de quatre mois avant la première représentation. Avant sa mort, il avait terminé la version piano mais n'avait orchestré que le prologue et le premier acte. C'est Ernest Guiraud qui termina l'orchestration. Plusieurs versions de l'opéra ont été faites, certaines différant beaucoup de l'œuvre originale.

Voici une liste de certaines modifications souvent observées :

Ajout de musique n'ayant pas été composée par Offenbach lui-même
Changement de l'ordre des actes
Comme les trois actes sont indépendants, ils peuvent facilement être interchangés sans que cela n'affecte l'histoire. L'ordre proposé par Offenbach est : Prologue-Olympia-Antonia-Giulietta-Épilogue.
Par contre, l'acte de Giulietta précède parfois celui d'Antonia. Comme ce dernier est le plus accompli au point de vue musical, quelques chefs font ce changement car ils jugent que cet acte contient un fort sommet musical et émotionnel.
Changements dans l'histoire
Lors de certaines représentations (par exemple la première à l'Opéra-Comique), le prologue avec La Muse ainsi que l'acte de Giulietta sont coupés. En 1881, lors de la première à Vienne, Giulietta ne meurt pas par empoisonnement accidentel car cela n'aurait pas plu au public.
Changement du nombre de chanteurs
Comme Olympia, Antonia et Giulietta représentent trois facettes de la même personne (Stella), elles doivent toutes être jouées par la même chanteuse. Les quatre antagonistes devraient aussi être joués par le même chanteur car ils représentent tous une manifestation du Mal. Plusieurs adaptations de l'opéra, même aujourd'hui, ne respectent pas cette idée.
Le morceau le plus célèbre de l'opéra est de loin la Barcarolle, entendue dans l'acte de Giulietta. Elle a été utilisée dans plusieurs films, par exemple La Vie est belle de Roberto Benigni.

Un documentaire filmé très précis réalisé par Gérard Caillat en 2004 nous donne enfin l'histoire de cette œuvre et, avec la redécouverte du manuscrit original dans son entier, sa véritable structure. Il faut espérer bientôt voir une réalisation qui respecte ce manuscrit en totalité.


Résumé

Prologue
Une taverne de Nuremberg. La Muse apparaît. Elle révèle son intention d'attirer l'attention d'Hoffmann sur elle seule et de lui faire renier toutes ses autres amours afin qu'il soit complètement dévoué à elle : la poésie. Elle prend l'apparence du meilleur ami d'Hoffmann, Niklausse. La prima donna Stella, chantant alors Don Giovanni de Mozart, envoie une lettre à Hoffmann lui demandant de venir la rencontrer dans sa loge après le spectacle. Cette lettre, contenant la clé de la loge, tombe entre les mains du Conseiller Lindorf, qui a alors l'intention d'aller dans la loge de Stella à sa place. À l'entracte de la représentation de Don Giovanni, Hoffmann arrive dans la taverne où des étudiants l'attendaient et les amuse avec l'histoire du nain Kleinzach. Lindorf le presse alors de raconter ses trois histoires d'amour.
Premier acte
Hoffmann tombe amoureux de l'automate Olympia, créée par le scientifique Spalanzani. Coppélius, un charlatan ayant fourni à Spalanzani les yeux d'Olympia, vend à Hoffmann des lunettes qui lui font voir Olympia comme une vraie femme. Hoffmann se croit alors aimé d'elle. Niklausse s'en trouve perplexe et tente subtilement d'avertir son ami. Alors qu'il danse avec Olympia, Hoffmann tombe, et ses lunettes se brisent. C'est alors que Coppélius qui veut se venger d'une fraude de Spalanzani, arrive et détruit Olympia. À ce moment, Hoffmann se rend compte de la vraie nature de celle qu'il aimait, cependant que la foule ricane de la naïveté du poète.
Deuxième acte
Hoffmann trouve finalement la demeure de Crespel et de sa fille Antonia. Hoffmann et Antonia s'aiment mais sont séparés par Crespel. Nous apprenons alors qu'Antonia vit sous l'emprise d'une terrible maladie et qu'elle doit pour cela éviter de chanter à tout prix, ce qui est dommage car elle a hérité de la magnifique voix de sa mère. C'est donc pour cette raison que Crespel défend à sa fille de chanter et, du même coup, de fréquenter Hoffmann car ce dernier l'encourage à poursuivre sa carrière de chanteuse. Lorsque Crespel sort de chez lui, Hoffmann en profite pour s'infiltrer dans la maison afin de retrouver sa belle Antonia. Crespel revient alors et reçoit la visite du docteur Miracle (l'incarnation du Mal) qui le persuade de le laisser soigner Antonia. Caché, Hoffmann entend la conversation et apprend de quelle terrible maladie souffre Antonia. Il va tout de suite la voir pour lui faire promettre d'abandonner le chant. Antonia accepte à contre-cœur. Alors qu'elle est seule, le docteur Miracle vient à elle et tente de la convaincre de poursuivre son rêve car, selon lui, Hoffmann ne l'aime que pour sa beauté. À l'aide d'un pouvoir magique quelconque, il fait apparaître la défunte mère d'Antonia et persuade cette dernière de chanter. S'ensuit un trio intense avec Miracle, Antonia et l'apparition de sa mère. Antonia enchaîne les vocalises jusqu'à la syncope. Crespel arrive juste à temps pour être témoin du dernier soupir de sa fille. Hoffmann entre dans la pièce, où il est menacé de mort par Crespel mais est sauvé par Nicklausse.
Troisième acte
Venise. Hoffmann tombe amoureux de la courtisane Giulietta et s'imagine que son sentiment est réciproque. De son côté, Giulietta le séduit sous les ordres du capitaine Dapertutto (l'incarnation du Mal) car celui-ci lui a promis un diamant en échange du reflet d'Hoffmann. Schlemil, une victime de Giulietta et Dapertutto, tente de tuer Hoffmann pour le sauver de sa folle passion pour Giulietta. Il le provoque en duel mais est finalement tué. Niklausse, voulant quitter Venise avec Hoffmann, part chercher des chevaux. Pendant ce temps, Hoffmann rencontre Giulietta et, ne pouvant résister à son charme, lui donne son reflet, au grand plaisir de Dapertutto. Hoffmann informe Dapertutto que son ami Nicklausse viendra le sauver. Dapertutto prépare donc un poison pour Nicklausse qui est malencontreusement bu par Giulietta, qui tombe morte dans les bras d'Hoffmann.
Épilogue
La taverne du Prologue. Hoffmann, soûl, jure que jamais plus il n'aimera qui que ce soit et explique qu'Olympia, Antonia, et Giulietta ne sont en fait que trois facettes de la même personne, Stella, qui est à la fois jeune fille, artiste et courtisane. C'est alors que Nicklausse dévoile son identité de Muse et déclare à Hoffmann : « Renais poète! Je t'aime Hoffmann! Appartiens moi! », ce à quoi il répond : « Muse aimée, je suis à toi ». À cet instant, Stella, entre dans la taverne et voit Hoffmann soûl. Il la presse de le quitter. Lindorf s'avance. Niklausse explique à Stella qu'Hoffmann ne l'aime plus et que le conseiller Lindorf l'attend. Des étudiants entrent dans la taverne, Stella et Lindorf s'en vont ensemble.

Source : Wikipedia
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MessageSujet: Re: Les contes d'Hoffmann (Offenbach, 1881)   Ven 20 Juin - 22:22

Les CDs








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MessageSujet: Re: Les contes d'Hoffmann (Offenbach, 1881)   Ven 20 Juin - 22:25

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MessageSujet: Re: Les contes d'Hoffmann (Offenbach, 1881)   Sam 21 Juin - 10:27

Concernant les dvd j'ai le premier que tu cites Calbo avec Alagna et Van Dam. En fait,il a été enregistré suite à une représentation donnée à Lyon pour la réouverture de l'opéra (après transfomation me semble-t-il) pour l'année je dirais 1995/1996. C'était une mise en scène assez avant gardiste, je me rappelle notamment du passage de l'apparition de la mère d'Antonia oùl a scène complètement vide était entourée d'un latex gris et où s'enfonçait des mains qui tentaient de happer Antonia : impressionnant. Pour le reste la mise en scène et le choix de couper certaines scènes avaient été assez critiquées. N'empêche que pour les voix que demander de mieux Alagna (encore sur terre) Van Dam (bon on sait que je suis une inconditionnelle mais moi je l'aime vraiment beaucoup dans les incarnations du mal) et Nathalie Dessay à qui le rôle d'Olympia allait comme un gant...
Un des contes que j'ai préféré (mais vu uniquement à la télémalheureusement) celui donné il y aquelques années à Orange avec Van Dam (toujours et encore) et Nathalie Dessay dans une mise en scène de Savary. Et en live de très bons souvenirs avec Nicolas Cavalier dans les incarnations du mal. J'aime beaucoup cet opéra.

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MessageSujet: Re: Les contes d'Hoffmann (Offenbach, 1881)   Sam 21 Juin - 10:44

Concernant la production lyonnaise, c'est une des rares fois ou je suis passée sur une autre chaine de TV tellement j'ai détesté la mise en scène. Ils avaient une distribution en or et ces corniauds ont tout gâché avec cette "chose"; même Mortier n'aurait pas, je pense, osé aller jusque la. Comme toi j'ai vu, et enregistré, la production des chorégies d'Orange qui date de 2000 mise en scène par Savary: magnifique en tout point. La mise en scène de Robert Carsen pour l'Opéra de Paris est assez rock'n roll mais je l'ai bien aimé quand je suis allée voir Les contes d'Hoffmann à Paris l'an dernier.
Au CD je ne dirai rien de l'enregistrement avec Alagna ne l'ayant jamais écouté. J'ai une version assez ancienne avec 4 Hoffmann et 4 diables : l'enregistrement a été réalisé avec l'association des artistes lyriques français et ils voulaient faire intervenir un maximum de chanteurs

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