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 Lucrezia Borgia (1833)

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MessageSujet: Lucrezia Borgia (1833)   Dim 13 Avr - 17:24

Opéra en 1 prologue et 2 actes de Donizetti ; livret de Felice Romani d’après Victor Hugo.
Créé à la Scala de Milan, le 26 décembre 1833.

Personnages.
Alfonso d’Este, duc de Ferrare (baryton) – Lucrèce Borgia (soprano) – Maffio Orsini (contralto) – Gennaro, Liverotto et Vitellozzo, jeunes nobles au service de la République vénitienne (ténors et basse) ; Rustighello, au service de don Alfonso (ténor) – Gubetta et Astolfo, au service de Lucrèce (basses).
Hommes d’armes, officiers, nobles et dames de la république de Venise, ou attachés à la cour d’Alfonso.
A Venise et Ferrare, au début du XVIème siècle.

Prologue.
Un bal masqué a lieu au palais Grimani de Venise. Le jeune soldat Gennaro et ses amis se réunissent, le soir, sur la terrasse. Le lendemain, ils se présenteront en tant qu’envoyés à la cour du Duc Alphonse de Ferrare ; le nome de la Duchesse, Lucrèce Borgia, les remplit d’horreur et d’épouvante. Gennaro s’étend sur un banc et s’endort cependant qu’Orsini raconte comment Gennaro lui a sauvé la vie pendant la bataille de Rimini et comment il lui a juré une amitié éternelle. Un mystérieux vieillard leur a alors prédit qu’ils mourraient ensemble et les a mis en garde contre les Borgia. Les musiciens s’étant remis à jouer, les jeunes gens quittent Gennaro pour aller danser.
Lucrèce Borgia, masquée, arrive en gondole. Son agent Gubetta, qui observe depuis plusieurs jours les faits et gestes de Gennaro, s’approche d’elle pour faire son rapport ; mais celle-ci prétend ne pas s’intéresser au jeune homme et renvoie Gubetta. Elle ne tarde pas de découvrir le jeune homme endormi, qu’elle observe avec amour. Deux hommes masqués, Alphonse, l’époux de Lucrèce, et son agent Rustighello, se dissimulent à proximité : le Duc croit que Gennaro, dont les origines demeurent obscures, est l’amant de sa femme et apprend qu’il doit venir à Ferrare le lendemain avec les envoyés vénitiens.
Gennaro se réveille et déclare son amour à la belle inconnue tout en insistant sur le fait que son coeur appartient en premier lieu à sa mère, qu’il n’a jamais connue, il a été élevé par un pauvre pêcheur de Naples mais a reçu un jour une lettre de sa mère dans laquelle celle-ci l’implore de ne jamais rechercher ses véritables origines, car cela mettrait sa vie en danger. Lucrèce pleure et Gennaro est touché par la compassion dont fait preuve son admiratrice.
Lucrèce tente de s’éloigner rapidement lorsque les invités quittent le palais mais en est empêchée par Orsini, qui reconnaît en elle la meurtrière de son frère, et les amis de ce dernier lui reprochent les forfaits les plus divers. Gennaro apprend alors avec épouvante que l’inconnue est Lucrèce Borgia et la repousse.

Acte un.
Premier tableau. Entre le plais ducal de Ferrare et le domicile de Gennero. Alphonse et Rustighello attendent que les envoyés vénitiens terminent leur beuverie et sortent de la maison ; le Duc est décidé à tuer l’amant supposé de sa femme et même à courir le risque d’entrer en conflit avec Venise pour défendre son honneur.
A l’aube, les amis se séparent en plaisantant sur le rendez-vous nocturne de Gennaro avec Lucrèce, mais pour prouver qu’il l’exècre, Gennaro se dirige vers les armes qui surplombent de portail du palais et ôte la première lettre du patronyme. Pourtant, l’habile jeu de mot (Orgia) n’amuse guère les jeunes gens, qui mettent leur ami en garde contre les conséquence de son acte.
Après leur départ, Rustighello rencontre par hasard un agent de Lucrèce, Astolfo : tous deux sont chargés d’amener Gennaro au palais. Avec l’aide de ses compagnons, Rustighello force Astolfo à s’éloigner et fait irruption au domicile de Gennaro.
Second tableau. Alphonse apprend que Gennaro est désormais en son pouvoir et ordonne à Rustighello de se procurer du vin empoisoné. Lucrèce apparaît alors et réclame avec colère que l’on châtie l’inconnu qui, la veille au soir, a profané son nom. Alphonse le lui promet et fait venir Gennaro, qui reconnaît son acte et est reconduit dans sa cellule. Lucrèce supplie alors son mari de lui accorder sa grâce mais le Duc insiste sur la nécessité de remplir sa promesse et reproche à sa femme de plaider pour son amant, qu’elle a suivi jusqu’à Venise. Il rit des menaces que celle-ci lui adresse et la laisse libre de choisir l’arme du châtiment : le poison ou l’épée. La Duchesse opte pour le poison.
Gennaro est introduit à nouveau, et Alphonse reconnaît en lui le sauveteur de son père, ce qui ne dissuade pas le Duc de mettre à mort le jeune soldat. Le Duc lui offre alors faussement son amitié et lui propose de boire à leur réconciliation. Lucrèce est obligée de lui présenter le vin empoisonné. Gennaro boit au souvenir de sa mère. Après le départ d’Alphonse, Lucrèce réussit avec peine à convaincre le jeune homme qu’il a absorbé du poison ; celui-ci finit par accepter l’antidote que la Duchesse lui présente et s’enfuit du palais.

Acte deux.
Premier tableau. Devant son domicile, Gennaro dit ne pouvoir se résoudre à quitter Ferrare puisqu’il aime Lucrèce malgré tout.
Alphonse a découvert entre-temps que son rival est encore en vie et à chargé Rustighello et ses compagnons de s’emparer à nouveau de lui. Ceux-ci se dissimulent en voyant arriver Orsini, qui persuade son ami de rester une nuit de plus dans la ville afin de venir dîner avec lui chez la Princesse Negroni. Gennaro accepte après quelques hésitations. Rustighello triomphe : Gennaro trouvera la mort chez la Princesse Negroni.
Second tableau. Gennaro mais aussi Gubetta, l’agent de Lucrèce, assistent au banquet donné en l’honneur d’Orsini et de ses amis. Gubetta ne tarde pas à provoquer une querelle afin que la princesse et les autres femmes se retirent. Le calme est bientôt rétabli, et on apporte du vin nouveau, dont tous boivent, à l’exception de Gubetta. Orsini entonne une joyeuse chanson à boire entrecoupée par les sonorités lointaines d’un glas et d’un hymne funèbre. Lorsque les torches s’éteignent, les jeunes gens cherchent à s’échapper, mais toutes les issues sont fermées.
Lucrèce Borgia apparaît en compagnie d’hommes armés et déclare s’être vengée, par ce banque, des humiliations que lui avaient fait subir les jeunes gens à Venise : tous ont pris du poison et leurs cercueils sont prêts. Elle découvre alors avec horreur que Gennaro se trouve parmi les invités et, après avoir fait emmener ses amis, le supplie d’absorber une fois de plus l’antidote. Mais celui-ci refuse puisque ses amis ne peuvent plus être sauvés. Comme il s’apprête à poignarder Lucrèce, elle lui révèle qu’il est lui aussi un Borgia et l’implore à nouveau de boire le contrepoison, ce qu’il fait. Mais il est trop tard : le poison a eu le temps de faire son effet, et Lucrèce lui avoue finalement qu’elle est sa mère. Gennaro expire dans ses bras, et lorsque Alphonse apparaît, Lucrèce lui montre le corps de son fils, en qui elle avait placé son unique espoir de rédemption, et s’effondre.

D’après le livret du CD Decca


Dernière édition par Bel Canto le Dim 9 Aoû - 14:33, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Lucrezia Borgia (1833)   Dim 13 Avr - 17:39

CD







DVD

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calbo
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MessageSujet: Re: Lucrezia Borgia (1833)   Dim 13 Avr - 17:48

Très bel opéra que je ne connais que de façon fragmenté. Il est je crois fort peu représenté en Europe.Depuis une dizaine d'années Il a été me semble-t-il été monté en Espagne (Barcelone) et essentiellement en Italie. Je ne l'ai jamais vu monté en France et c'est grand dommage car la musique est fort belle

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MessageSujet: Re: Lucrezia Borgia (1833)   Dim 13 Avr - 18:00

Je possède cette version que je trouve de très bonne qualité !

Le Kobbé fait remarquer à propos de cette oeuvre qu'il faut qu'il y ait des passages remarquables dans un opéra pour que, sans être pour autant maintenu au répertoire, il fasse l'objet de reprises occassionnelles.
Et des passages remarquables, il y a en a quelques uns !!! Difficile de les citer tous mais je retiendrai le trio de la fin du première acte Guai se ti sfugge un moto et le "brindisi" d'Orsini entrecoupé par le glas et un hymne funèbre annonçant la fin prochaine du groupe d'amis.

Bonynge à la tête du National Philarmonic Orchestra fait bien ressortir toutes les merveilleuses sonorités de la musique de Donizetti ; Sutherland (Lucrèce), égale à elle-même, manquant parfois de présence et d'engagement mais toujours une grande technicienne et une très bonne chanteuse de bel canto. J'ai été assez étonnée d'entendre Marilyn Horne (Orsini) dans répertoire mais elle l'aborde avec beaucoup de talent et la conviction qu'on lui connaît ! Magnifique Maffio Orsini, signora, son io. Ingvar Wixell (Alphonse) est peut-être un peu en deça mais ne dénote pas au tableau.
La grande découverte pour moi est Giacomo Aragall(Gennaro) I love you I love you I love you Très belle voix et même s'il peine un peu dans son grand air, il en reste émouvant dans son engagement et sa simplicité !

Un CD à ne pas manquer pour les amateurs de bel canto ! Wink
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calbo
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MessageSujet: Re: Lucrezia Borgia (1833)   Dim 13 Avr - 18:05

N'oublie pas l'aria du duc Alfonso "Vieni, la mia vendetta è méditata e pronta..."

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MessageSujet: Re: Lucrezia Borgia (1833)   Dim 13 Avr - 18:21

C'est vrai !!! Embarassed
D'autant plus que c'est le seul que je connaissais au départ et pratiquement par coeur pour l'avoir écouté en boucle par José Van Dam ou Samuel Ramey ; je l'ai découvert dernièrement par Michele Pertusi.
Il faut dire que, sans être mauvaise, l'interprétation de Wixell est loin d'atteindre la qualité et l'engagement des trois autres.
Et puis, j'ai été émerveillée de découvrir de nombreux autres airs tout aussi beaux mais beaucoup moins connus.
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MessageSujet: Re: Lucrezia Borgia (1833)   Mer 16 Avr - 1:36



Filmé à l’Opéra de Sydney en 1990.

Direction musicale : Richard Bonynge
Scénographie : George Ogilvie
Lucrezia Borgia : Joan Sutherland
Maffio Orsini : Margreta Elkins
Gennaro : Ron Stevens
Robert Allman : Don Alfonso
Australian Opera Chorus/Elizabethan Sydney Orchestra

J’ai acheté ce DVD à petit prix (encore heureux !), il y a quelques temps. Je viens de le regarder et c’est bien pour vous en faire le compte-rendu que je suis allée jusqu’au bout de l’enregistrement. Cet opéra n’est pourtant pas si ancien pour que la mise en scène soit ainsi réduite à quelques décors, de beaux costumes (encore que personnellement, je les trouve assez encombrants et grandiloquents) et quelques mouvements ou déplacements très convenus. C’est ennuyeux au possible ! Pauvre Donizetti !!!
Les seuls à retenir sont Bonynge et Sutherland à qui il faut tirer un énorme coup de chapeau. Ce rôle est sans doute l’un des plus exigeants du répertoire et dame Joan ne faiblit pas, même lors du dernier air d’une virtuosité incroyable ; on a l’impression qu’elle y va jusqu’à son dernier souffle, son dernier son possible, comme un cri, d’une grande beauté. C’est impressionnant et même très émouvant. Alors, que Sutherland soit très conventionnelle dans ses déplacements ou mouvements en scène passent assez en second plan.
Par contre, le reste de la distribution est vraiment d’un niveau insuffisant et cela, jusque dans les rôles secondaires. On a plusieurs fois les oreilles écorchées par des fausses notes, notamment chez le ténor Ron Stevens qui nous gratifie de deux énormes « couacs », les aigus étant complètement inaudibles. Piètre comédien au surplus et avec des tempi très personnels, c’est sans doute le plus mauvais des premiers rôles. Robert Allman (Don Alfonso) est nettement meilleur mais atteint malgré tout ses limites dans le célèbre « Vieni, la mia vendetta » ; il a cependant une belle coloration de voix et une réelle présence en scène. Autre déception, l’Orsini de Margreta Elkins qui n’a certainement pas les moyens du rôle !
Deux autres moments à retenir, après le magnifique final de Lucrezia : le « Maffio Orsino » pour son bel ensemble avec, cette fois, un minimum de mise en scène et la très belle confrontation entre Lucrezia et Don Alfonso dans le final de l’Acte I.

A oublier donc ... j'aimerais acheter l'autre DVD Sutherland/Kraus pour pouvoir comparer !
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calbo
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MessageSujet: Re: Lucrezia Borgia (1833)   Mer 16 Avr - 10:41

C'est à ce point? Shocked

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MessageSujet: Re: Lucrezia Borgia (1833)   Mer 16 Avr - 11:11

calbo a écrit:
C'est à ce point? Shocked

Ce n'est que mon avis bien évidemment mais je crains malheureusement ne pas me tromper ... Sad
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calbo
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MessageSujet: Re: Lucrezia Borgia (1833)   Jeu 17 Avr - 19:31

A monter d'urgence à Liège alors et avec un cast digne de ce nom.

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