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 King Arthur (Henry Purcell, 1691)

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calbo
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MessageSujet: King Arthur (Henry Purcell, 1691)   Lun 11 Fév - 0:38

Vers la fin du XVIIe siècle naît en Angleterre un nouvel art scénique, mélange de théâtre et de musique relevé d'épisodes chantés et dansés. King Arthur, créé en 1691 au Dorset Garden de Londres, en est un parfait exemple. En croisant les genres, le compositeur Henry Purcell et le dramaturge John Dryden signèrent une œuvre "multidisciplinaire" grandiose et chatoyante, où se succèdent danses de cour et pastourelles, scènes satiriques et épisodes fantastiques, le tout sur fond de mythes et légendes des îles britanniques.

Argument

King Arthur de Henry Purcell mêle théâtre, chant et danse pour conter un mythe fondateur de l'Angleterre, la victoire des Bretons contre les Saxons. King Arthur relate la lutte sans merci entre le Breton Arthur et le Saxon Oswald, qui se battent pour le trône d'Angleterre et pour l'amour de la belle Emmeline, fille aveugle du duc de Cornouailles. Les héros et leurs armées errent dans des marécages brumeux ou des forêts enchantées, combattant les artifices du camp adverse avec leurs propres sortilèges – car les deux parties sont dotées de pouvoirs magiques. Aux épisodes fantastiques ou guerriers succèdent des scènes plus douces ou burlesques : hymne à l'amour ("How happy the lover…"), chanson à boire ("Your hay it is mow'd"), hommage au charme de la vie britannique ("Fairest isle")… La partition originale de King Arthur n'existe plus dans son intégralité et les sources existantes (une soixantaine) se contredisent.

Prologue

PRELUDE : ’’WHAT HO’’

Un assez long prologue, originellement dit par Betterton, l’un des créateurs de la pièce de Dryden, ironise sur le côté novateur du spectacle qui va être présenté et la manière dont il risque d’être accepté... ou refusé : "Sure there’s a Dearth of Wit in this dull Town, When silly Plays so savourly go down..."

Acte I

Le sceptre de la Grande-Bretagne doit enfin être remis entre les mains d’Arthur et ce dernier, aidé par le magicien Merlin, a repoussé vaillamment les Saxons jusqu’au Kent. Mais aujourd’hui, en ce jour de la fête de Saint-Georges les compagnons d’Arthur, tous vaillants Bretons, doivent encore livrer un combat final et décisif. Il prend alors congé de la douce Emmeline sa fiancée aveugle. Au même instant Oswald, le roi des Saxons, prépare aussi le combat. Il est aidé par le magicien Osmond et son serviteur damné Grimbald. Encore, assisté de l’elfe Philidel, ils président, dans le temple des dieux païens Wotan, Thor et Freya, à des sacrifices pour attirer les faveurs de ces divinités guerrières : "Woden, first to thee..." Mais les certitudes de la victoire saxonne sont de courte durée. Bientôt un cri de joie des Bretons annonce que les troupes d’Arthur sont victorieuses : "Come if you dare..."

Acte II

Oswald est alors obligé de fuir. Dans le camp des Saxons, c’est la débandade. Même l’elfe Philidel vient chercher refuge et salut auprès de Merlin. Ce dernier lui demande alors de protéger les Bretons contre les forces obscures déchaînées par Osmond. Grimbald, resté fidèle aux Saxons se déguise en berger et tente d’égarer les Bretons à la poursuite des fuyards mais Philidel les protège. Cette rivalité donne lieu à des joutes musicales : "Hither this way..." Grimbald dont la voix est éraillée par le long commerce avec les vapeurs infernales est vite reconnu à son timbre incertain... il disparaît soudain, laissant Philidel, fidèle à Merlin, guider les Bretons dans la nuit... Pendant ce temps, la douce Emmeline attend Arthur. Pour tromper son ennui elle est divertie par des bergers et des bergères qui lui chantent les charmes naïfs de l’amour : "How blest are shepherds..." C’est alors qu’Oswald, roi des Saxons, qui s’est égaré, découvre le camp des Bretons... Aussitôt, il décide d’enlever Emmeline et fait connaître cette victoire à Arthur. Blessé dans son amour le roi des Bretons lui propose de partager son royaume, pourvu que sa bien aimée lui soit rendue. Mais Oswald refuse : lui aussi a succombé aux charmes d’Emmeline... Hors de lui Arthur en appelle aux armes.

Acte III

Les Bretons accourent immédiatement. Mais la retraite d’Oswald, entourée de bois épais, est protégée par les puissants sortilèges du magicien Osmond. Ils ne peuvent y pénétrer. Seuls Arthur et Merlin peuvent entrer dans la forêt. Pendant ce temps Philidel, à force de ruses, finit par capturer Grimbald. Merlin alors remet à son loyal serviteur le philtre qui doit rendre la Français vue à Emmeline. Le premier objet qui se présente à sa vue est le magicien Osmond. Glacée d’effroi Emmeline assure préférer la cécité à cette vision. Osmond insiste. Le pouvoir de l’amour n’est-il pas immense ? Afin de persuader la jeune fille, ce dernier use de ses pouvoirs pour lui montrer combien l’amour peut réveiller les cœurs les plus glacés. Le décors de la scène change soudain pour montrer une lande gelée où règne le génie du froid. Cupidon frivole va tenter de le réchauffer : "What ho ! What ho ! Thou Genius of this isle..." Ce masque «du froid» est sans doute le plus célèbre et le plus populaire de tous les ayres écrits par Purcell. Mais cette belle démonstration tourne à l’échec. L’amour n’est pas fait pour souffrir des morsures du froid infligées par le Génie... L’acte s’achève sur un hornpipe qui nous rappelle à d’autres réalités. Grimbald prisonnier d’un sort lancé par Philidel hurle son désespoir et son impuissance. Osmond va à son secours...

Acte IV

Merlin qui a retrouvé Arthur dans la forêt enchantée le prévient contre les sortilèges et les illusions d’Osmond... Au même instant surgissent deux sirènes enjôleuses qui tentent de dérouter le vaillant roi des Bretons : "Two daughters of this aged stream are we..." Plus loin des Nymphes et des Sylphes chantent et dansent. Arthur résiste toujours. Mais il est en grand danger lorsqu’il croit reconnaître Emmeline. Heureusement Philidel, qui avait un œil rivé sur lui, montre le piège : c’est Grimbald qui le trompe. Alors Arthur frappe de son épée le plus grand des arbres de la forêt, celui qui semble régner sur les lieux et être la source de tous les sortilèges. Au premier coup d’épée, les enchantements cessent.

Acte V

La troupe des Bretons réussit alors à trouver le chemin du château d’Oswald. Osmond, dont les pouvoirs sont mis en déroute tente de fuir. L’ultime combat des souverains peut alors s’engager loyalement. C’est bien sûr Arthur qui triomphe. Osmond est précipité dans un sombre cachot tandis qu’Arthur goûte la joie des retrouvailles avec sa bien aimée. Magnanime, il propose à Oswald de se joindre à lui pour contempler un ultime masque qui célèbre «la richesse, les amours et la victoire de l’île» et propose aux Saxons et Bretons de ne former qu’un seul peuple fier et heureux. C’est une tempête annonciatrice d’événements fabuleux, qui prélude à la dernière partie. Puis les cieux s’ouvrent. Éole, dieu des vents, vient dissiper les nuages des discordes. Puis viennent les divinités heureuses Britannia, Vénus et l’Honneur... Comme Comus, le dieu des libations et des banquets, ne veut pas être de reste, il offre aux paysans de fabuleuses ripailles en l’honneur de riches moissons dont les bienfaits ne manqueront jamais à l’Angleterre... Enfin, l’Honneur, entouré des Héros de tous les temps, promet aux plus valeureux de les récompenser.

source : http://www.ecoles.cfwb.be/argattidegamond/cartable%20musical/Purcell/PurcellExtrait2.html

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MessageSujet: Re: King Arthur (Henry Purcell, 1691)   Lun 11 Fév - 0:42

Les CDs






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MessageSujet: Re: King Arthur (Henry Purcell, 1691)   Lun 11 Fév - 0:46

Je n'ai trouvé qu'un DVD sur amazon. Si vous en connaissez d'autres, ajoutez les s'il vous plait, merci.


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MessageSujet: Re: King Arthur (Henry Purcell, 1691)   Mer 13 Fév - 1:45

Je ne connais pas du tout cet opéra Embarassed
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MessageSujet: Re: King Arthur (Henry Purcell, 1691)   Mer 13 Fév - 10:08

Eh beh va falloir combler cette lacune ma grande

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