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 Germaine Lubin

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calbo
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MessageSujet: Germaine Lubin   Mer 9 Mai - 17:18

Germaine Lubin est une soprano française, née à Paris le 1er février 1890 et décédée à Paris le 17 octobre 1979.
Née à Paris, elle est la fille d'une métropolitaine et d'un pharmacien guyanais, Samuel Lubin, qui lui enseigna le piano dès l'âge de 6 ans. Elle se présenta au Conservatoire à 18 ans où elle fut reçue à l'unanimité. Peu avant la Première Guerre mondiale, elle se disputa avec son père, à qui elle reprochait de faire obstacle à sa carrière en se tenant constamment à ses cotés. Dépité, ce dernier retourna vivre en Guyane. Peu attristée par le départ de son père, elle poursuivit sa carrière. Sa beauté, sa taille haute, ses yeux bleus et sa chevelure blonde ne pouvaient que la prédestiner à incarner les grandes héroïnes wagnériennes. En 1912, elle obtint trois premiers prix et commença sa carrière à l'Opéra-Comique dans le rôle d'Antonia des Contes d'Hoffmann d'Offenbach (13 novembre 1912). Elle fut l'interprète favorite de Gabriel Fauré qui se plaisait à l'appeler « ma belle statue » et n'hésitait pas à lui dire « j'aime votre voix, elle ne ressemble à aucune autre ». En 1913, elle épousa Paul Géraldy, auteur du recueil de poèmes Toi et Moi, dont Germaine fut probablement l'inspiratrice. De leur amour naquit un fils, Claude qui se suicida le 13 novembre 1953 d'un coup de revolver dans la tête. Elle rejoignit le Palais Garnier en 1915 pour y effectuer la plus grande partie de sa carrière. Elle interpréta des rôles lyriques tels que Marguerite du Faust de Charles Gounod, Thaïs de Jules Massenet, joua le rôle de Camille dans Zampa ou la fiancée de marbre de Ferdinand Herold, celui de Koethe dans Le Pays de Guy Ropartz avant d'aborder des rôles plus difficiles : Aïda de Verdi, Marguerite de la Damnation de Faust de Berlioz, Salammbô, Marina et ses premiers Wagner (en français), Elsa, Elisabeth, Eva, Sieglinde. Elle devait y créer La Légende de Saint Christophe de Vincent d'Indy, La Chartreuse de Parme d'Henri Sauguet et Maximilien de Darius Milhaud. Elle devait y être la première et phénoménale Elektra de Richard Strauss. Sa voix était devenue un fleuve immense et somptueux, aux grave et médium de velours et à l'aigu lumineux, lui donnant accès aux grands rôles dramatiques : Donna Anna, la Maréchale, Alceste, Iphigénie, Fidélio, Brünnhilde, Kundry et avant tout Isolde qu'elle chanta pour la première fois (en français) en 1930 et dont elle assura une triomphale centième au Palais Garnier (en allemand) en 1938 sous la direction de Wilhelm Furtwängler et qu'elle reprit en 1941 avec la troupe de l'Opéra de Berlin sous la direction d'Herbert von Karajan. Elle eut comme professeurs pour parfaire sa voix les grandes cantatrices que furent Felia Litvinne et Lilli Lehmann.
Vedette internationale, elle fut ovationnée sur toutes les grandes scènes européennes. En 1939 à Bayreuth, son Isolde dirigée par Victor de Sabata fit d'elle une véritable idole. « De toute ma vie, je n'ai jamais vu ni entendu une telle Isolde », lui dit ainsi Adolf Hitler. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, elle subit de nombreux affronts, et connut la prison à plusieurs reprises. Elle fut condamnée à 5 ans de dégradation nationale, sentence qui peut être considérée comme injuste au regard des carrières que menèrent par la suite tant d'artistes d'Allemagne qui avaient servi durant la guerre la cause du nazisme. Germaine Lubin indiqua elle-même dans un entretien donné au Quotidien de Paris en 1974 : « Je crois qu'on m'a fait payer très cher les dons que j'avais reçus et que je n'ai pas su faire oublier ». Jusqu'à sa mort, à l'âge de 89 ans, elle se consacra à l'enseignement du chant dans son appartement du 5 quai Voltaire à Paris et forma, notamment, Régine Crespin et Udo Reinemann. À l'une de ses anciennes élèves elle écrivait cette petite phrase : « Il ne faut pas trop demander à la vie et se contenter de ce que l'on a (…) Chassez les chimères, cela ne vaut rien et… chantez.»

source : wikipédia

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MessageSujet: Germaine Lubin   Mer 4 Juil - 11:32


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